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Edito

Publié par Scapildalou

Edito

 

Edito n°6 : Edito-Thème

Je me rends compte en lisant le précédent Edito que j'avais faux. Je ne me suis jamais écarté du fil de ce blog. J'ai toujours collé au thème, rien ne déborde, tous les papiers sont liés. Certes je n'ai pas pu trop écrire ces derniers temps, mais après une pause, je reviens. Je reviens toujours dans la même quête, celle de l'homme, de la condition humaine, du langage qui permet à la pensée et aux relations d'avoir lieu, du visage, là où sort l'humanité, et des idéologies qui les ordonnent.

Ce blog tient toujours, je pense encore, j'arrive je ne sais comment à analyser.

Bref, je suis toujours là. Encore là...

 

 

Quand je dis "je suis encore là", je pense à cette douce musique de 1998

Je n'ai donc pas fini d'écrire, je n'ai pas fini de cracher, et tant qu'il y a une lueur, il y a toujours un peu d'illusion...

Edito n° 5 : Edito car...

Bon, alors voilà. Je n'écris plus depuis un bail, mais je continue à chercher, quand même... Mais pas exactement sur les mêmes thèmes que ceux qui ont été détaillés jusqu'ici sur ce blog. Non. Je suis plutôt sur un questionnement qui à première vue peut-être éloigné de la question de la rencontre à l'autre et au savoir sur lesquels j'ai jusqu'à présent déblatéré. Mais pas tant que ça au final. J'y reviendrai dans un futur papier.

Et puis merde, après tout, ce blog a pour but de figer ma pensée à un moment donné et de détailler comment je me situe dans des débats sur l'homme - je ne prétend pas inventer quoique ce soit, si on veut savoir d'où vient ma pensée, que l'on se réfère à Wittgenstein, Lévinas, Martin Bubber, Legendre, etc. c'est d'eux que vient la forme de ma pensée, je n'apporte rien sinon des traces qui se situent à la suite des leurs. Et puis d'un côté on n'invente jamais grand chose, et si je devais dépasser ces penseurs, on serait au courant depuis longtemps : je ne peut rien apporter que des traces de ma pensée et des reformulations issues de ces auteurs.

Mais là, ma pensée vaque sur d'autres thèmes. Je dirai en quoi cette pensée à des liens avec la philosophie de la rencontre, mais en attendant, je propose un article sur la découverte de l'amérique – une note finalement des dernières lectures que j'ai fait récemment.

 

Edito n°4 : Edito lié

Je suis un peu fier. Je relis l'édito n°3 et je me dit que ça y est, c'est fait. J'ai réussi à cracher ma haine de la psychologie sociale dans une série de textes (cf. Une science de métèques, de juifs errants et pâtres turcs) qui sont à la fois une déclaration d'amour à cette science qui fut, et qui désormais n'est plus pour moi qu'une science qui fut. c'est aussi une science qui put, ou qui pue, à vous de choisir.

J'écris un peu moins sur ce blog mais ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, puisque j'écris par ailleurs des chroniques radios. Dans tous les cas j'écris intelligent (je veux dire, pour vraiment dire des choses quoi...), c'est ça l'essentiel.

En plus je viens de clore trois textes sur la mémoire qui sont peut-être ceux que je préfère sur ce blog. Et puis je continue à  investiguer, lorsque je le peux. J'ai lu mes premières ligne de Martin Buber, et c'était une belle expérience. je vais y revenir et du coup, je pense qu'à la fin ça donnera quelques textes - en espérant qu'ils soient accessible, parce que dès que je part dans l'éthique, c'est moins accessible - je le sais.

Mais tout ça, ce sera pour 2017.

C'est fou, il y a quelques années, on se souhaitait au moment du nouvel an, une bonne année. Puis, il y a peu, on se souhaitait une nouvelle année, en rajoutant que de toute façon, elle serait obligatoirement moins mauvaise. L'année d'après, on se souhaitant une bonne année, en rajoutant qu'on espérait que ce ne soit pas encore pire, puis il y a deux ans, les gens se souhaitaient simplement bon courage avant, le passage en 2016, de baisser la tête et de ne plus rien se souhaiter du tout. Cette année la tendance est au "fuck 2016". Que dirons-nous de 2017 alors...

En attendant, reste un seul mot d'ordre pour ce blog. Ecrire.

 

 

Edito n°3 : Edito ou tard

Autant le dire tout de suite, je n'arrive plus à gratter ces jours-ci. Faut dire que j'ai pas mal avancé dans le projet, je veux dire, dans la rédaction de ce blog. Le projet, en l’occurrence, c'est de faire part de mes réflexions, critiques, questions.

Je suis un pneu vidé (dégonflé quoi...) et j'ai l'impression d'avoir moins de choses à écrire alors que pourtant, j'ai plein de choses à dire. Bon, à chaque fois qu'on se lance dans un projet, le problème consiste en ce que, très vite, on pose un cadre afin que ce que l'on dise puisse faire sens ce qui revient à dire se fixer des règles qu'il faut suivre ensuite et, souvent, la spontanéité qui donnait de la fraîcheur à cette initiative s'envole. C'est pour ça que j'ai un peu de mal à avancer sur la question du rapport social au savoir. Mais ça reviendra.

Je pense dans peu de temps cracher ma haine contre la psychologie sociale expérimentale, car je me trouve aussi en ce moment confronté à cette problématique. Enseigner cette discipline sans faire référence à des expériences de laboratoire, seulement en se centrant sur les aspects les plus humains et en même temps les moins fonctionnalistes pousse à cette question : est-ce que ce que je fais est encore de la psychologie sociale ? Du coup je laisse cette discipline un peu de côté, mais ça reviendra.

Si j'ai moins de questions à soulever c'est aussi qu'en ce moment j'ai du mal à lire. J'ai commencé du Whitehead, j'ai méchamment envie de tout acheter quand je rentre chez mon libraire préféré. Cependant, dès que le bouquin est sur mon bureau, plus rien. Mais ça reviendra, et les envies de dire ce à quoi j'ai pensé, avec.

Et puis il y a autre chose. Je ne marche plus trop depuis la fin des vacances, il n'y a plus vraiment de soleil, bref ça sent (ça pue, presque ! ) l'hiver. Mais ça passera, et l'été et son cortège de paysages, ça reviendra.

Edito n°2 : à toi, lecteur, trace de la route...

Pour dire vrai, assez peu de personnes lisent ce blog.

Il en va de sa qualité qui n'est pas la meilleure qui soit : les textes sont parfois difficiles (il m'arrive d'avoir à relire deux ou trois fois une phrase que j'ai écrite pour la saisir), parfois pas très bien écrits, bon, je l'admets, et 1-je m'excuse et 2-lecteur mon ami, je te félicite d'essayer de me lire.

A l'origine, et c'est toujours le cas, ce blog a pour objectif de laisser des traces de l'évolution de ma pensée. Tu le sais, toi qui lis, que de fois on a des éclairs de génie, on progresse, mais comme on ne prend pas de notes, plus tard, on se dit « mince, c'est quoi le truc intelligent auquel j'ai pensé ? »

L'autre chose qui arrive c'est des gens jugés très intelligents qui diffusent leurs analyses quelques semaines après que l'on soit, par une réflexion personnelle, arrivé aux mêmes conclusions.

Alors la solution est d'écrire pour garder des traces et, je me suis dit, autant laisser des traces que d'autres pourraient lire aussi et peut-être critiquer.

Une chose me choque néanmoins : lorsque l'on créé un blog sur over-blog, on a accès à un catalogue de blogs – peut-être pouvez-vous y avoir accès aussi. Et que trouvez-vous comme blog de réflexion sur les sciences humaines ? Hein ?

Que dalle. A peu de chose près, vous trouvez peau de balle oui. A part ce blog, la rage dedans, vous trouverez très très peu de blogs de réflexion sur les sciences humaines. 1-niveau science, sciences sérieuses je parle, il n’y a pas grand-chose, sinon sur l'astronomie, un peu la biologie, et encore, c'est grosso modo écrit pour que oui-oui puisse s'en saisir. Au niveau science humaine par contre, j'ai trouvé avec du travail, un blog de philo, qui est vraiment de la philo. Mais rien d'autre.

Quand tu lis ce blog, la rage dedans, tu résistes au fond à la bêtise internet. Tu utilises le même moyen d'expression que des vendeurs de lessive, mais pour faire avancer la pensée critique. Enfin, j'estime que ce blog c'est de la pensée critique.

Ah oui, du coup, je finis cet édito en te disant, ami lecteur, que si tu t'abonnes à ce blog, de temps en temps tu seras au jus d'un des derniers articles que je rédige (ta boite mail ne sera pas inondée des infos de ce blog, je te le promets !)

Et ce sera une façon de dire « merde » à toute la daube que l'on trouve ailleurs sur les blogs, genre « mon voyage à Pétaouchnock pour 753€ », « ma vie, mon œuvre, mes gribouillis – achetez mon dernier bouquin aux éditions 3-2QI », etc.

et personne ne dit rien sur les photos que je mets sur ce blog. Vous les trouvez comment bordel !?

Edito n°1 : Apprendre à dire 'oui' quand il le faut...

Cet édito nous est adressé par un certain Diogène (dit "Diogène tout le monde" que l'on peut voir à gauche en peinture). Bien évidemment, cet édito ne laisserai en rien supposer ce que pour ma part je pense effectivement...

« Apprendre à dire oui quand il le faut », on pourrait croire qu'il va en découler une leçon, mais ce n'est pas exactement ça – en tirera leçon qui voudra. Je voudrai adresser ce texte aux « Mheunon personnages », ces gens, et surtout ces militants qui commences par dire « Mheu non ! » lorsque tu discutes avec eux.

Car le militant, le bon militant, le bien chiant, celui qui croit avoir quelque chose dans la caboche, c'est-à-dire au fond qu'il se sent supérieur aux autres mais il est juste leur égal – voilà un reliquat des néfastes de la façon de se penser en avant garde éclairée – commencera par dire « Mheu non » lorsque l'on discute avec lui. Dites (testez) une réflexion qui vous traverse l'esprit à un militant, et il vous répondra « mheu non ! »

Il répondra « Mheu non », même s'il n'en sait rien, ou même si ce qui va suivre, les nuances qu'il va apporter ne contrediront en rien ce que vous venez de dire. Le militant a peur, tout simplement, de perdre son expertise sur ce qui le positionne dans la vie, sur sa contestation à un « il n'y a pas » qui fonde l'engagement. Parce qu'il n'y a pas d'engagement sans « il n'y a pas », c'est-à-dire un objet social qui manque ou qui menace, un « il n'y a pas » ce que vous voulez : « il n'y a pas de place pour vous » en général, un « il n'y a pas de place pour le peuple, créons-en !» par exemple. « Il n'y a pas de place », « il n'y a pas assez de... » etc. mais en général les revendications qui sous-tendent ce "il y a pas" sont identitaires (« j'ai le droit d'exister », « ce à quoi j'appartiens ou du moins me sent appartenir a le droit d'exister », etc.)

Dès lors entrer dans le discours de la militance avec des militants c'est un peu comme menacer identitairement ceux qui sont identitairement fragiles. Du moins c'est comme ça qu'ils le ressentent. Car le militant s'accroche à sa façon de penser, comme si elle devait être unique. Mais pourquoi « militantisme » rime-t-il tant avec « dogme » ? Pourquoi le premier ne se défait jamais du second, avec tout ce que cela a d'excluant ?

Il m'est arrivé de peaufiner une pensée sur un sujet pendant des mois, et lorsque je l'exposait à un militant, voilà qu'il répond par un « Mheu non ! » alors même qu'au final il ne sait rien, à part ce qu'il a lu dans les quelques bouquins que vous avez déjà lu avant lui, ce qu'il a entendu mais que vous aviez déjà entendu avant lui, ce à quoi il pense comme si le monde avait attendu qu'il le pense avant de le penser. (ce qui ne veut pas dire que personne ne pense comme vous, donc que ce que vous dites n'est pas socialement valide - parce que si vous dites des conneries, c'est normal, aussi, que l'on dise 'mheuu nooon!')

Bref, le militant fait chier : il vous rabaisse, il vous parle comme si il allait vous convaincre, il ne doute pas, ce qui est assez douloureux quand vous, par contre, vous faites du doute une partie intégrante de votre pensée. Et surtout, il n'accepte pas la nuance. (quand je parle de doute, allez à la 'nuit debout', et vous me direz combien de gens affirment douter, lorsqu'ils prennent la parole. Combien ? Aucun ! Aucun ne dira 'je suis dans un moment de doute par rapport à quelque chose, que pensez vous de...' Non, à la nuit debout, on affirme, on donne des leçons, mais on ne doute pas. On tien les choses par un bout, pas par les deux, ce qui fait qu'on devrait mieux appeler ça 'la nuit un bout' - cette blague est pourrie...)

J'ai vu des militants placer l'exploitation des hommes sur les hommes au même niveau sinon à un niveau inférieur aux :

-rapports de genre (les féministes) – mais néanmoins oublier que ce n'est pas parce qu'ils se positionnaient ainsi qu'ils n'entraient pas eux-même dans des rapports de domination

-querelles identitaires (de parti) – ce n'est pas parce que je ne cautionne pas tes pratiques ou ne m'y retrouve pas, que je te déteste (enfin un peu là, parce que tu me gonfle !)

-querelles de religion (les laïcars) – mais néanmoins oublier que les conditions matérielles d'existence vont déterminer l'état des idéologies (ce qui les conduits de facto à des postures culturalistes et relativistes, ce qui nuit à cet universel de l'éthique à priori : « je te considère comme mon frère quoi que tu penses, ce qui ne veut pas dire que je cautionne ce que tu penses, ni même l'accepte »)

-querelles d'anti-machin (antifascistes, altermondialistes, autres bouffeurs de bio, etc.) qui pensent que leur anti-chose n'est pas de la même origine que la domination de l'homme sur l'homme (ce qui s'applique aux autres par ailleurs. « Certes, disent-ils, il y a de la domination économique, mais il y a aussi une autre forme de domination ». Bon, la domination ce n'est pas la domination ? Poser cette question les conduits, ces paranos (parce que c'est de ça qu'il s'agit – attention, je dit « parano » mais pas au sens psychopathologique du terme, hein !) à vous coller dans le rang de « n'est pas avec nous » et très vite de « est contre nous ». Ils connaissent pas la nuance je vous dit.

Et surtout, ils se plaignent que les gens ne militent plus !

Allez comprendre !