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10 films sur la condition humaine - La cinémathèque du prisme

Publié le par Scapildalou

1-Thelma et Louise

Thelma et Louise, USA 1991, Riddley Scott, 129 min

Synopsis : Thelma et Louise ont des vies un peu trop banales pour ne pas être des vies de merde. Assignées à des rôles sociaux qui les débectent, en couple avec des imbéciles, elles décident de se prendre un week-end entre copines, à leur sauce, juste toutes les deux.

Mais là encore, on va leur enlever ce moment, juste ce simple moment, juste parce que ce sont des femmes. Juste : rien n'est juste, tout déraille, et elle vont cavaler, les flics aux trousses. Mais les flics vont être prompts à se rendre compte que les deux truandes sont peut-être moins coupables que victimes – des victimes qui refusent de demeurer dans leur rôle de victimes.

Pourquoi ce film fait réfléchir : premièrement, parce que c'est du cinéma populaire et qu'il rime avec qualité. On peut être oscarisé et être un bon film. On peut faire du cinéma sans tomber dans la niaiserie hollywoodienne abrutissante.

Un road movie est un film initiatique. La route, c'est le symbole du chemin, le parcours, le texte, le rotulus qui se “déroule” implacablement. Alors que veut dire la sortie de route lorsque l'on est assigné à un rôle ? Derrière cette sortie du droit de ce chemin tracé mais sinueux, si boueux, tel la solitude du coureur de fond, ceux qui ne sont plus dans le droit chemin, sont-ils-elles déviant.es ou bien résistant.es ?

Hors champs... lexical : violence libératrice – insoumission – valorisation de la faiblesse

Films similaires :

la balade sauvage de Terence Malik, USA, 1973, 94 min

Un monde parfait, de Clint Eastwood, USA, 1993, 138 min

Film opposé :

Rambo II

Forest Gump (je déteste Tom Hanks)

J'ai hésité entre ce film et... L627, de B.Tavernier, 1992, 145 min

Qualité cinématographique : ★★★★★

Qualité scénaristique : ★★

Potentiel dépressif : ★★

 

2-Foxfire

Foxfire, GB/F, 2013, Laurent Cantet, 143 min

Synopsis : Années 1950, USA. Dans l'amérique bien réac' des années 50' (quoi, ça n'a pas changé ? Quoi, il n'y a pas que les USA ?) quelques lycéennes décident de faire face aux gangs de macho en blouson noir en reprenant leurs méthodes... Mais avec éthique et idéologie, parce que la révolte n'est que reproduction des violences si on s'assoie sur l'idéal, le vrai, celui des opprimés.

Alors ces quelques filles isolées qui n'ont que leur solidarité pour s'en sortir vont aller jusqu'au bout. Mais les périls ne seront pas que les bandes de machos en manteaux de cuir ; la domination à tuer, elle est aussi en soi...

Pourquoi ce film fait réfléchir : parce qu'il est l'illustration du propos de Sartre sur la révolte, celle qui est menacée par la bureaucratie (mais c'est moins ennuyeux que Sartre), qui porte en elle-même sa trahison. Tous les militant.es devraient voir ce film.

Au passage, au lieu d'ennuyer leurs étudiants avec des films surranés, les profs de dynamique de groupe devraient faire regarder à leurs élèves ce film. Perso, je l'ai fait (de quoi, je n'avais pas le droit ? )

Hors champs... lexical : Révolte – Groupe

Films similaires : Vol au dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman, 1975, 133 min

Film opposé :

L'enfer du dimanche (que j'aime néanmoins)

Appolo 13 (je déteste Tom Hanks)

J'ai hésité entre ce film et... Je n'ai pas hésité une seconde.

Qualité cinématographique : ★★★

Qualité scénaristique : ★★★★★

Potentiel dépressif : ★★

 

3-Le narcisse noir

Le Narcisse Noir, 1947, GB, de Michael Powell et Emeric Pressburger, 100 min

Synopsis : Années 1940, en Inde, un ordre monastique féminin envoie cinq soeur au coeur des montagnes afin de créer une annexe de leur couvent et un dispensaire. Ironie du sort, cette annexe prend place dans un ancien harem, au coeur d'une communauté peut encline à laisser faire le colon britannique. Les soeurs sont prévenues, leur tâche sera rude dans ce palais soumis aux vends et, dit-on, sujet à la folie.

Pourquoi ce film fait réfléchir : Il m'a fait réflechir parce qu'il renvoie à ma pratique actuelle. Oui, je ne suis pas une bonne soeur MAIS, néanmoins, les questions qui se posent à ces femmes sont celles qui se posent à tout travailleur social confronté à l'interculturalité. D'autant plus que l'interculturalité, c'est en premier lieu la différence, mais cette différence ne peut que renvoyer à la différAnce chère à Derrida. Qu'est-ce qui fait que nous sommes UN, que chacun se sente unis, en dépit de cette autre soi qui ne manque jamais de survenir dans le mirroir qu'est l'autre ?

 

Hors champs... lexical : Aide – Accueil

Films similaires : J'ai failli dire Avatar. Mais non, je ne me rabaisserai pas. Pour la même raison, je ne dirai pas 7 ans au tibet.

Il en faut un, je dirai : Total Western (c'est tiré par les cheveux... Je suis chauve ceci dit) de E.Rochant, F, 2010, 101 minutes

Danse avec les loups, de de K.Costner, USA, 181/236 min, selon les versions

Film opposé :

Da Vinci Code (je vous ai dit que je n'aimais pas Tom Hanks ? )

Idiana Jonse et le temple maudit

Grimlins

Calmos

J'ai hésité entre ce film et...

Que la fête commense, de B.Tavernier, 1975, 114 min

Qualité cinématographique : ★★★

Qualité scénaristique : ★★★

Potentiel dépressif :

 

4-Khamsa

Khamsa, F, 2008, Karim Dridi, 170 min

Synopsis : Un gamin dans les rues de Marseille.

On pourrait se contenter de résumer ainsi ce film. Mais c'est bien plus que ça. C'est un gamin dans les rues de Marseille auquel la misère colle aux basques 'comme un aimant', pour reprendre la chanson d'IAM. C'est juste un gamin parce qu'il n'a rien d'autre que ça. Les rues, c'est la poisse, la misère c'est la galère sans fin, un cycle qui te colle au bitume et te détruit. Il n'y a rien à faire : c'est foutu. Les adultes ? C'est d'eux que viennent le vice. Le vice ? C'est la seule façon de manger. Manger devient alors la cause de sa propre fin. Même à 11 ans. Et c'est insoutenable.

Pourquoi ce film fait réfléchir : Vous qui entrez ici : laissez tout espoir. Laissez tout humanisme. La vie c'est de la merde quand on n'a rien. La misère c'est un cycle sans fin. Film tourné avec des acteurs non professionnels sinon Simon Abkarian qui est magnifique (comme toujours, mais comme les autres acteurs de ce film ceci dit)

Hors champs... lexical : Pauvreté – abandon – enfance... épuisée

Films similaires :

La citée de Dieu, Brésil, Fernando Meirelles et Kátia Lund, 2002, 130 min

La BM du Seigneur , F, de JC Hue, 2011, 84 min

Film opposé :

Forest Gump (avec Tom Hanks, qui joue le rôle d'idiot utile, qu'il est effectivement)

Maman j'ai râté l'avion

Babe

J'ai hésité entre ce film et... Même tarif : je n'ai pas hésité à le placer dans la liste (quoique Inception, GB/USA, C.Nolan, 2010, 147 min a failli figurer ici, j'y ai pensé, mais une seconde seulement)

Qualité cinématographique : ★★★

Qualité scénaristique : ★★★★★

Potentiel dépressif : ★★★★★★★ (A regarder sous prozac)

 

 

5-The Molly MacGuires

The Molly MacGuires, USA, Martin Ritt, 1970, 124 min

Synopsis : XIXème siècles, USA. Des mineurs de fonds piochent. Ils piochent. Ils piochent à en mourir. La seule solution ? La révolution, comme dit la chanson. Et après 14 minutes de silence dans ce film où le silence représente cette vie sans fonds... Une explosion. La mine explose. Des saboteurs ont fait sauté cette putain de mine au lieu de faire sauter un filon de charbon. Ils ont préféré faire péter ce puits sans fonds des profits des patrons. Sean Connery fait partie de ces mineurs. Immense Irlandais, il joue une sorte de rugby, défouloir des mineurs qui se foutent sur la tronche peut-être parce qu'il faut se défouler simplement. Mais aussi peut-être parce qu'il faut s'entrainer pour lutter. Peronne ne lutte d'ailleurs. Sinon ces saboteurs, ces terroristes de la société secrète des Molly MacGuires... qu'il faut détruire.

Pourquoi ce film fait réfléchir : Parce que la misère n'est rien sans révolte. Parce que la misère n'est pas exempte de poésie. Parce qu'on peut être dans la misère et être digne. Parce qu'elle est complexe au point d'avoir abrutis Taylor qui ne comprenait pas pourquoi les travailleurs préféraient se fatiguer sur un terrain de sport sans être payé, plutôt qu'en gagnant de l'argent au travail. La différence réside peut-être dans l'exploitation...

Hors champs... lexical : Révolte – travail - exploitation

Films similaires : Les moissons du ciel de T.Malik, USA, 1978, 94 min (le seul bon rôle de Richard Geere qui ceci-dit, refusa ensuite de jouer de nouveau pour T.Malik)

Film opposé : Captain Filipps (je vous ai dit pour Tom Hanks ?)

J'ai hésité entre ce film et...

Les moissons du ciel

Le sel de la terre, USA, Herbert J. Biberman, sorti en 1954 et censuré par le Mac Carthysme, 94 min

Le vent se lève, GB, Ken Loach, 2006, 126 min

Qualité cinématographique : ★★★★

Qualité scénaristique : ★★★

Potentiel dépressif : ★★

Visible en entier sur Youtube... mais en très mauvaise qualité

 

6-Le testament du Dr Mabuse

Le testament du Dr Mabuse, 1933, All, Fritz Lang, 114 min

Synopsis : Allemagne, années 1930, le Dr Mabuse est enfin en prison. Ce dingue hypnotique ne devrait plus nuire mais... Mais grace à ses pouvoirs quasi magiques, il arrive encore à subjuguer des gangs criminels et s'avère demeurer une menace pour la société. Il faut l'empêcher de continuer à réaliser son oeuvre maléfique. Mais contre qui lutter ? Contre son ombre, ou celle de ses sbires ?

Pourquoi ce film fait réfléchir : Déjà, il s'agit d'un film d'action des années 30 et, je vous le jure, j'étais bien plus accroché à mon fauteuil en le voyant qu'en regardant un film d'action moderne. Ça c'est dit. Ce film est historique, il est génial. Mais surtout, quoique l'auteur s'en soit défendu, un fou qui brigue le pouvoir, en allemagne, en prison, dans les années 30, ça ne vous dit rien ?

Perso, je l'ai vu en pleine montée de Soral, et j'ai trouvé que ce film n'a rien perdu.

Hors champs... lexical : totalitarisme – idéologie – montée du fascisme

Films similaires :

Couvre Feu, USA, 1998, d'Edward Zwick, 116 min (film prophétique, 3 ans avant les attentats du World Trade Center), avec Bruce Willis. Comme quoi...

Z, Algérie/France, 1969, de Costa Gavras, 127 min, (avec une apparition de Coluche qui n'est pas créditée...)

Costa Gavras, pour les toulousain habitués au Kalimera, je le précise, c'est une contrepèterie.

Film opposé : La guerre selon Chalrie Wilson (dois-je vous dire pour Tom Hanks ? En vrai, j'ai regardé la filmographie de Tom Hanks pour trouver un film opposé, parce qu'aucun ne me venait en tête. J'ai trouvé en 4 secondes)

J'ai hésité entre ce film et...

Z, de Costa Gavras

L'ennemi intime, Maroc-France, de Florent-Emilio Siri, 2007, 111 min

M, le maudit, de Fritz Lang (encore), All, 1931, 117 min

Qualité cinématographique : ★★★★

Qualité scénaristique : ★★★★★

Potentiel dépressif :

 

7-Le labyrinthe de Pan

Le labyrinthe de Pan, 2006, Esp./Mex, G. Del Toro, 118 min

Synopsis : Espagne, 1944. Seuls les morts ont vus la fin de la guerre disait Platon (et répétaient ensuite Oliver Stone dans Platoon). La guerre civile vie donc encore, d'autant plus que le Franquisme n'est pas totalement triomphant. Dans les pyrénées se cachent des maquisarts. Et puis la victoire militaire et la soumission des corps n'apporte pas non plus la soumissions des rêves, surtout ceux des enfants. On peut prendre les hommes, soumettre les femmes, forcer des enfants, mais leurs âmes, elles, n'iront jamais que là où leurs Vérité les amènera. Ça, ce genre de chose, c'est le Réel de toute dictature.

Le terrible capitaine Vidal qui a obligé une femme à le marier et le rejoindre dans les montagnes avec sa fille, Ofelia – venue avec ses rêves – n'arrive pas à le comprendre. C'est un métronome de la mort. Ofelia elle, vie hors du temps, dans un monde de comte de fée – un monde là encore de violence, car les comtes de fées sont violents eux aussi. Confronté à l'Histoire, elle sera plongée dans un parcours initiatique l'obligeant à assumer des choix qu'elle n'avait pas même conscience de faire...

Pourquoi ce film fait réfléchir : Je renvoie à la très bonne analyse de M.Bobine de ce film (vidéo de 16 minutes), qui va jusqu'à convoquer Lévinas pour soutenir le propos.

Ce film fait réflechir parce que rien qui ne concerne la guerre civile Espagnole ne vous laisse sans réflechir. Il fait réflechir parce que comme dans Khamsa et en dessous dans NEDS, voilà encore une enfant sans père, sans famille, confronté au monde et c'est au fond ce qui ne cesse de boulverser tant d'entre nous, quelle que soit la force de ce fait Humain. Ce film renvoie à l'impossible des dictature de proposer un monde émancipateur aux enfants et donc à la propre fin dont ils sont porteurs. Et face à la barbarie, seul le rêve s'avère alors devenir l'alternative car c'est là le message du film : le rêve perdure, la barbarie s'effondre toujours.

Hors champs... lexical : Soumission – Résistance – Onirisme

Films similaires :

E.T, USA, 1982, S.Spielberg, 115 min

La vie est belle, It, Roberto Begnini, 116 min

Film opposé : The Expendables

J'ai hésité entre ce film et... Queimada, It, 1969, de Gillo Pontecorvo, 112/132 min selon les versions, avec un Marlon Brando qui sauve une mise en scène un peu faible.

Qualité cinématographique : ★★★★★

Qualité scénaristique : ★★★★★

Potentiel dépressif : ★★★★★★★ (A regarder sous prozac)

 

 

8-N.E.D.S

N.E.D.S (Non Educated DelinquantS), 2010, GB, Peter Mullan, 118 min

Synopsis : John McGill a un problème ou plus exactement, le seul endroit où il n'a pas de problème fait qu'il n'a que ça, des problèmes. Dans une Angleterre des années 1960 où la reproduction sociale relève du grand art, fils de famille prolétaire avec un grand frère délinquant ayant laissé dans l'histoire locale son nom par ses vices, John pourra-t-il s'élever – et s'élever comme il le souhaite ? Rares sont ceux qui croient en lui. Garçon tranquile, que n'aurait-il eu à se poser toutes ces questions dans une autre famille, avec un vrai père, de vrais revenus... Mais attiré vers le bas, s'il s'élèvera, ce sera pour redescendre. Car John n'a pas peur. Il sait se battre pour apprendre mais aussi se battre tout court.

Pourquoi ce film fait réfléchir : Peter Mullan est le scénariste attitré de Ken Loach. Rien que ça, vous savez où vous mettrez les pieds dans ce film illustrant comme de juste la théorie Bourdieusienne.

Rien ne peut vaincre la reproduction sociale. Si vous êtes perdant au départ, qu'elle assurance de ne pas l'être aussi à l'arrivée ?

C'est la question que le spectateur est amené à se poser dans cette angleterre des années 1960 où les skinhead jouent des poings sinon plus – dans des histoires de skinhead que tout le monde ne peut pas comprendre je pense.

Hors champs... lexical : Skinhead – reproduction sociale – école -

Films similaires :

les 400 coups, F, 1959, F.Truffaut, 99 min

La merditude des choses, Belgique, 2009, Felix Van Groeningen, 108 min

Film opposé : Jet Set

J'ai hésité entre ce film et... Foxfire. Au final, j'ai mis les deux, ainsi que la Merditude des choses, que je n'ai pas mis mais je me sent coupable - il faut vraiment que vous le voyez aussi...

Qualité cinématographique : ★★★★

Qualité scénaristique : ★★★

Potentiel dépressif : ★★★★

 

9-Valse avec Bachir

Valse avec Bachir, Israël/F/All, 2005, Ari Folman, 90 min (film d'animation)

Synopsis : Ari est contacté par un de ses amis en pleine nuit. Cet ami a fait un cauchemar. C'est toujours le même. Une meute de 25 chiens le pourchasse. "comment tu sais qu'ils sont 25 ?" demande Ari. "C'est le nombre de chiens que j'ai tué durant la guerre du Liban. J'étais sniper, mais les camarades savaient que je ne pourrai pas tuer d'homme, alors je devais abattre les chiens des villages avant qu'ils ne signalent notre présence. Et toi, tu te souviens de ce que tu as fait durant la guerre ? Pourtant tu y étais !"

Mais non. Ari Folman, car c'est de lui qu'il s'agit, ne se souvient de rien. Rien. Il ne se rappelait même plus qu'il avait servit Tsahal au liban. "Pourtant, tu étais près du camp de Sabra et Chatila !"

Non. Ari ne se souvient plus. Il ne peut plus mettre d'image sur ces souvenirs. C'est pour ça que ce film autobiographique, cette quête d'un passé oublié, sera d'abord un film d'animation.

Pourquoi ce film fait réfléchir : Parce qu'il se base sur des faits réels et parce que c'est le film qui est peut être le plus psychologique, au sens scientifique du terme. Il nous amène à nous questionner sur ce qu'est la mémoire. Ce film est aussi un descriptif à la apocalypse now de la guerre, la vraie, la moche, celle qui est dingue, qui ne se fait pas clairon en tête, mais face à des gamins, et pour que dalle.

C'est sale, et cette saleté se heurte à la beauté des graphismes.

Mais bon sang, qu'a bien pu faire Ari Folman en 1982, près de Sabra et Chatila. A-t-il participé ?

Hors champs... lexical : Mémoire – guerre – pacifisme

Films similaires : Memento, USA, 2000, C.Nolan, 113 min

Film opposé : Mission Impossible (tous les films de la franchise)

J'ai hésité entre ce film et...

Va, vis, deviens, france/Israël, Radu Mihaileanu, 2005, 140 min

La 317ème Section, F/Esp., 1969, Pierre Shoendoerffer, 100 min (oui, j'ai hésité avec ce film...)

Qualité cinématographique : ★★★★

Qualité scénaristique : ★★★★

Potentiel dépressif : ★★★

-> La meilleur BO de tous les films présentés ici...

 

10-Incendies

Incendies, Quebec, 2010, Denis Villeneuve, 131 min

Synopsis : Il parait que ce film ne peut se raconter. Il faut le voir. Je vais tout de même essayer de le résumer.

Un frère et une soeur jumelles, jeunes adultes, apprennent que leur mère, une femme un peu folle, un peu comme dans la chanson de Sheller, a fait une syncope. Elle se meurt. En guise d'héritage, elle ne laisse qu'une énigme, celle de sa vie. Les deux soeurs et frères vont devoir enquêter en commençant par le Liban, d'où leur mère est originaire. Elle en est partie dans les années 1980. Les années 1980 au Liban, vous ne saisissez pas ? Vous n'avez pas vu... je sais pas, Valse avec Bachir par exemple ? On ne vous a jamais parlé de ce film ?

Pourquoi ce film fait réfléchir : Ce n'est pas un film à proprement parler, il s'agit d'une tragédie au sens Grec du terme. Ce film laisse sans voix mais attention, il ne reflète pas que la situation des femmes en guerre. Il reflète la situation des mères ayant eu à fuir. Et peut-être s'agit-il au fond d'une tragédie mythique renvoyant aux mères du monde entier, depuis toujours...

Hors champs... lexical : Peur - Tragédie

Films similaires : Je n'en connais pas. Mais je ne sais pas pourquoi, je pense au livre d'André Brink, En un turbulant silence

Film opposé : James Bond – tous les épisodes

J'ai hésité entre ce film et... vous présenter un film qui ne vous foute pas à terre. Ce qui veut dire que là encore, je n'ai pas hésité.

Qualité cinématographique : ★★★★

Qualité scénaristique : ★★★★★

Potentiel dépressif : ★★★★★★★  Cette fois je ne déconne vraiment pas avec le Prozac, ce film est vraiment dur...

 

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