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Claude Askolovitch ferait bien de fermer sa gueule

Publié le par Scapildalou

Claude Askolovitch ferait bien de fermer sa gueule

Il y a deux soirs, après l'attaque contre un prêtre de Seine-Maritime, j'allume la télé. Certes, c'est une erreur, mais je l'allume quand même. Elle était branchée sur une chaîne d'information (sic) en continu, ce qui est une autre erreur.

Bref, on y voyait Claude Askolovitch en train de poser une question 'qui vient désormais naturellement' disait-il en somme, celle de la question du bracelet électronique, puisqu'un des deux assassin du 26 juillet en était porteur. Est-ce une mesure suffisante ? Ne faut-il pas la remplacer par une mesure plus contraignante ? C'est la question qui ne manquera pas d'être posé, continuité tata Claude.

Après une vingtaine de seconde seulement de ce discours (et encore, je dis vingt secondes, c'était peut-être moins) je change de canal pour mettre Arte.

Oh surprise, à la cette heure (environ 20h et des poussières), don d'ubiquité oblige, Claude Askolovitch était aussi sur Arte, où, au bout de quelques minutes, il pose cette affirmation de façon à montrer qu'elle n'émane pas de lui qui se fait juste chroniqueur de ce qu'il entend dans le monde « mais, très vite, la critique de ce dispositif de bracelet électronique ne manquera pas de surgir afin de savoir si elle propose un moyen de contrôle suffisamment efficace pour contrer le terrorisme », c'est une question légitime blablabla, parce que les gens veulent plus de sécurité blablabla.

Bref, en fait, cette question n'est pas légitime mais elle le devient par la parole de Claude Askolovitch qui la répète sur toutes les chaînes de télévisions. Si Claude Askolovitch (et ses con-frères) posai[en]t la question du lien entre inégalités et cause du terrorisme par exemple, l'effet serait probablement autre que celui de favoriser l'idéologie sécuritaire et ce qui va avec : la montée de l'extrême droite.

En Bref, une question n'est pas posée, jamais (ou alors n'est elle pas vulgarisée dans les médias, puisque Askolovitch trust l'ensemble du temps de représentation visiblement), c'est celle du contexte qui pousse à devenir terroriste ou djihadiste. Certes, on raconte la vie de personnes qui le deviennent (anciens délinquants ou enfants de bonne famille) ; mais la vrai cause sociologique n'est jamais questionnée.

Par contre, on ressasse sans cesse la question sécuritaire qui montre et montrera encore ses limites. Plus de sécurité n'empêchera pas plus d'attentats, voire, dans une certaine mesure, plus de sécurité conduira à plus d'attentats (voire notre article sur ce blog : L'échec de la dissuasion ; quand les politiques laissent inconsciemment des terroristes tuer). La dissuasion par le fait de mettre plus de flics ou de bidasses sur la voie publique ne servira à rien. Lors de l'attentat de Charlie Hebdo, les flics on servi de bonus aux terroristes. La ville la plus surveillée de france est Nice. No comment...

Bref, la question sécuritaire est en fait une réponse idéologique à une crise morale de un, provoquée en fait par l'explosion des inégalités, c'est-à-dire un mode de domination économique (et ça c'est le deux).

En somme, Askolovitch, et ses questions apparemment naïves feraient bien de se taire, voire de se lécher le cul jusqu'à se rendre compte que ce n'est pas ça qui fait bonne alêne, car justement ce ne sont pas des questions naïves, Asko fait en sorte que triomphe son idéologie sécuritaire au profit d'une domination économique. Hélas, il semble y arriver.

Le con...

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